La lutte contre la corruption et la promotion de l’intégrité, thème central du concours interscolaire de Transparency Niger.

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Journée internationale de lutte contre la corruption : Panels des acteurs engagés dans la lutte contre ce phénomène.

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Table de séance lors du Panel
Table de séance lors du Panel

Journée internationale de lutte contre la corruption : Panels des acteurs engagés dans la lutte contre ce phénomène.

Déc 17 2018

En prélude à la célébration de la Journée Internationale de Lutte contre la Corruption célébrée le 09 décembre 2018, autour du thème : « Unis contre la corruption pour le Développement, la Paix et la sécurité », Transparency International Niger, principale organisation de lutte contre la corruption, a organisé plusieurs panels, qui ont vu la participation de plusieurs acteurs, qu’ils soient étatiques (HCME, CSC, HALCIA, CNDH), organisation internationale(GIZ), organisations syndicales (SAMAN, USN), jeunesse (Conseil National de la Jeunesse, étudiants).


Deux discours ont ponctué la cérémonie d’ouverture de cette activité.
Dans son mot de bienvenue, le Président de Transparency International Niger, Mr Maman WADA, a souligné que cette année,  le 15e anniversaire de la convention des Nations Unies contre la corruption coïncide avec le 25e anniversaire du mouvement de Transparency international, principale organisation de lutte contre la corruption dans le monde. Il a ajouté que cette organisation  a beaucoup apporté dans l’élaboration des instruments juridiques de lutte contre la corruption, dans leur ratification et leur vulgarisation. Il a terminé en disant que malgré des efforts mises en place des institutions comme la HALCIA, le bureau informations, réclamations  de lutte contre la corruption et le trafic d’influence, le pôle  judiciaire en matière de crimes économiques et financiers et la CENTIF, la corruption reste endémique et le Niger n’a pas encore atteint la note de 40/100 selon l’IPC 2017 de Transparency International. Des efforts doivent donc se poursuivre pour réduire de manière significative le phénomène de corruption.
 En procédant à l’ouverture de la rencontre, le directeur de Cabinet  du Ministre de la Justice, Garde des Seaux a souligné que la corruption ne concerne pas seulement les institutions étatiques ou les entreprises privées. La corruption peut être partout, dans la société civile, dans les écoles, dans les structures locales et aussi dans les Agences de Développement. Il a ensuite dressé le cadre institutionnel et juridique de la lutte contre la corruption au Niger qui s’inscrit dans une logique de transfert lié aux conventions internationales et communautaires. Au niveau Interne, il existe plusieurs instruments de lutte contre la corruption. Cet arsenal juridique offre des moyens pour lutter  certes,  mais au constat de certains aspects, il est recommandé de l’améliorer. Enfin, il a demandé aux uns et aux autres d’agir  pour que les actions déjà menées par le Niger dans la lutte contre la corruption puissent se renforcer et être plus efficaces pour que les investissements futurs aient un impact positif, significatif et rapide dans la vie et la survie de la population Nigérienne.
Pendant la demie journée qu’à duré le  panel, trois communications ont été présenté.
La première communication  a porté sur « corruption et gouvernance au Niger : état des lieux, défis et perspectives. Elle a été présentée par le Vice-président de la Haute Autorité à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HALCIA) Mr Salissou OUBANDOMA qui a fait ressortir les trois défis à relever par le Niger : assurer le bien être des citoyens avec des ressources limitées ; la répression systématique et sévère des actes de corruption et enfin l’adaptation des instruments juridiques de lutte contre la corruption aux réalités socioprofessionnelles de notre pays et leur conformité aux différentes conventions ratifiées. Et les moyens pour y arriver sont la sensibilisation, la formation et surtout une synergie d’action.
La deuxième  communication « la lutte contre la corruption d’un point de vue judiciaire » a été présentée par Mr zakariyaou Seybou Daouda, magistrat au tribunal de commerce. Ce dernier  a relevé que le cadre juridique principal de  lutte contre la corruption au Niger  est l’article 41 de la constitution de la 7e République et  le Code Pénal sous son  titre II intitulé « crimes et délits contre la constitution et la paix publique »  chapitre III « des crimes et délits commis par les fonctionnaires ».
Il a ajouté que la corruption est considérée comme un délit dont la peine maximale ne dépasse pas dix (10) ans mais peut être accompagnée de peines complémentaires (article 21 CP).
Il a aussi, non seulement  fait ressortir  la distinction, grâce aux éléments constitutifs,  entre  la corruption et les infractions assimilées (enrichissement illicite, concussion,…) qui ont un régime juridique différent, mais également  celle entre  le corrupteur (comportement actif) et le corrompu (comportement passif) et qui sont punis de la même peine.
Enfin, la dernière présentation sur « la bonne gouvernance pour la paix et la sécurité » a été faite par Mr Nouhou Aboubacar, secrétaire général adjoint du SAMAN. Le communicateur a tout d’abord souligné que la bonne gouvernance garantit la paix et la sécurité  et qu’en ce sens, elle  est plus un impératif qu’une nécessité car le contraire créerait une rupture d’égalité entre les citoyens  et remettrait en cause les libertés individuelles qui entraineront des frustrations qui seront à la base de conflits.
Cette journée a permis de poser la corruption comme une problématique complexe et systémique. Par conséquent, les participants ont souligné l’importance de la recherche par une approche pluridisciplinaire afin de cerner le phénomène sous ses différentes composantes et dimensions. Il est important de continuer le diagnostic en l’adossant aux réalités locales dans un monde qui change.

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